L’aventure d’un photographe – Claude Nori

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Vacances à l’italienne

Qui mieux que Claude Nori sait raconter le bonheur ?  Ses photographies célèbrent l’Italie, l’été, la chaleur, et l’oisiveté des longues journées estivales pendant lesquelles le temps s’étire ; elles nous emmènent à Rimini ou sur l’île de Stromboli.

Photo Claude Nori

Fils d’immigré de Vérone, Claude Nori est depuis l’enfance profondément inspiré par les figures de Roméo et Juliette – et ça se voit dans ses images, celles d’un amoureux – de la vie, des femmes. Des images aux couleurs de dolce vita, qui se réfèrent au cinéma italien et à ses actrices. Et pour cause : à l’origine de sa vocation, il y a aussi le visage de Monica Vitti : « en voyant pour la première fois le film l’Avventura d’Antonioni, j’ai été abasourdi, sidéré, ébloui par le visage en gros plan et en cinémascope de Monica Vitti  lorsqu’elle se trouve sur le bateau qui l’emmène sur l’île où se perdra son ami. C’est un plan de 5 ou 10 secondes, mais pour moi il était interminable et j’aurais voulu qu’il dure toute une vie. Tout de suite j’ai pensé : je veux faire du cinéma et filmer ainsi une femme que j’aime » raconte-t-il à Sidonie Gaychet à propos du Voyage amoureux  – et l’éternel amoureux d’ajouter « finalement la photo c’est ça, c’est le bonheur, la liberté, c’est partir et photographier des gens, des femmes dans la rue, en rencontrer le plus possible, flirter avec elles ! »

Portrait Claude Nori

Il photographie le littoral heureux, les jeunes filles en maillot de bain, les jeunes couples amoureux : l’Italie en vacances. Des images lumineuses, saturées de soleil et de sensualité – « L’été tout recommence, la plage, la mer, les vespas, les chansons sur le juke-box à garder bien au chaud pour l’hiver en prolongeant des amours de vacances que l’on voudrait éternels. Depuis trente ans, j’ai photographié les étés italiens à travers les lieux mythiques et les stations balnéaires, Rimini, Capri, Amalfi, Catane, Rapallo, Portofino mais aussi de nombreux endroits anonymes où enfant j’allais passer mes vacances en famille. »

Claude Nori scooter

L’exposition de ses photographies à la galerie Polka compose un album de vacances que l’on savoure en ce début d’été. On lui laisse le mot de la fin : « photographier le bonheur est peut-être plus compliqué que photographier la misère ou les drames. C’est quelque chose d’impalpable, une bulle de savon qui glisse entre les mains,  qu’on a du mal à attraper ».

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